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Un patchwork de ce qu'il me plait, le chemin de ma toile. Je lis, je lie...
J’ai passé des moments délicieux le week end dernier en compagnie des BD de Manu Larcenet. J’ai lu les 3 premiers tomes du combat ordinaire. Je dois dire que je suis soufflé par la qualité de cette BD. D’abord par l’histoire de son personnage, dans lequel chacun s’y reconnait un peu (en ce qui me concerne c’est tout simplement moi, trait pour trait) avec ses anguoisses, ses problèmes avec ses parents, avec son combat de tous les jours pour survivre.
Puis, dans cette BD, les dessins ne sont pas lechés outre mesure, c’est très simple et efficace comme l’est son propos.
Enfin, la manière de raconter l’histoire, la narration de son auteur, c’est ce qui m’a le plus impressionné dans le combat ordinaire. Les moments de silence, les photos dessinés avec ses pensées en voix off. Ceci donne lieu à de remarquables moments lyriques, où le personnage prend du recul sur sa vie et en tire de très beaux enseignements.
Il m’est arrivé de relire de nombreuses fois les même planches, et d’en noter leurs textes sur mes carnets.
Vraiment, une belle découverte que ce combat ordinaire !
Je suis passé devant à Cultura de nombreuse fois sans les lire. Larcenet, on m’a toujours dit que c’était de très bonne facture mais je n’en avais pas ouvert un jusque là. Voilà c’est fait, et je ne suis pas pret de m’arrêter à celui là. On m’a conseillé dans la même veine, le retour à la terre. Je vais m’y plonger, j’espère avec la même jubilation.
Quelle découverte ! Merci thibaud !
Je cherchais avec nonchalance un appart dans ma nouvelle ville, Brive. Soudain, c’est offert à moi une oeuvre d’art contemporain, comme ça, sur le trottoir. Elle ne le savais pas elle même mais cette installation de hasard était d’un beauté plastique absolue. Tout le monde y passait devant sans trop la voir. Moi, elle m’a de suite interpellé par ces couleurs. Les dégoulinades de bleu s’affrontaient avec le rouge du plastique des bornes. Ce Scotch papier blanc d’une délimitation hasardeuse qui n’ose pas forcement terminer son travail. La place de parking handicapée n’était pas totalement fini, c’était tout simplement en travaux. Et moi, aujourd’hui, j’étais comme elle. Avec des éléments pas bien posés dans ma vie mais des repères ça et là qui se cherchaient encore...
En passant par la jolie ville de Gramat. Une vitrine toute poussiéreuse remplie d’objets de mode ancien. Il s’agit d’un vieux commerce qui ne fonctionne pas vraiment, tenu par une ancienne couturière du beau Paris. Je l’imagine alors à la rencontre des plus grands, au coeur du plus chic des artisants français. Et de finir ses vieux jours dans la belle campagne du lot, loin de l’agitation parisienne des défilés mais toujours passionnéé par ses tissus, sa manière de les arranger.
Une petite visite à Toulouse ne pouvait se faire sans un détours aux abattoirs pour aller voir le printemps de setembre. Là basn, j’ai pu y admirer l’énorme machine à vaseline rouge d’Anish Kapoor. Une très étrange surprise autour de laquelle j’ai pu tourner une belle vidéo. Bien sûr, je vous la montrerai une fois montée.
Voilà une petite présentation du travail de l’artiste. Fascinant !
Anish Kapoor
Né en 1954 à Bombay, Inde
Vit au Royaume-Uni
Artiste internationalement reconnu, à la fois peintre et sculpteur, il utilise les capacités illusionnistes de la couleur pour donner de la sensualité et de l’ambiguïté à ses sculptures rigoureusement géométriques. Il travaille la matière, la lumière et l’espace en exploitant les oppositions vide-plein, mâle-femelle, concave-convexe, intérieur-extérieur, matériel-immatériel, visible-invisible... Cette ambivalence calculée confère à ses œuvres, de plus en plus monumentales avec le temps, une qualité de mystère et d’infini. My Red Homeland incarne à la fois une nouveauté et un aboutissement dans le travail de l’artiste. Une machine actionne un bras métallique horizontal qui brasse 25 tonnes de vaseline rouge au rythme d’un tour par heure. Livrée à sa solitude mécanique, la sculpture se fait et se défait, laissant le spectateur dans un face à face inquiétant avec la matière en mouvement. L’artiste s’est absenté de l’œuvre. Mais l’autonomie de cette gigantesque machine à peindre renvoie à la fonction spirituelle qu’Anish Kapoor attribue à l’art et que, renouant avec ses origines, il relie “à un très ancien aspect de la philosophie indienne qui parle d’objets autocréés, d’objets qui se manifestent d’eux-mêmes”.
Le site du printemps de septembre
Déménagement, organisation, rangement. On refait tout pour repartir, mais c’est pas facile. Surtout mettre une ligne ADSL, en priorité. Mais c’est trop long. J’en peux plus, je suis en manque de Net... Mais, je reviendrai en force bientot, quand tout se sera poser. Bientot...
OsmoZ organise un concours de nouvelle autour du parfum. Voici, ma création :
Vendredi soir, il pleut. Je viens de me faire larger, la nuit tombe sur Paris, et je reste mouillé à n’attendre rien. Je vois une lumière, une vieille parfumerie retro, au charme certain. Je pousse la porte décidé, la vendeuse aura ma vengeance. Allez, j’y vais, je fais péter l’eau de toilette. Je lui fais essayer tout et n’importe quoi, jusqu’à ce que le parfum m’inivre pour soulager mon coeur blessé. Là entre deux flaçons morose, coup de fourdre. Un carré de verre refermant un jus d’ébène. Parfum magique, mystique d’encens poivré à souhait. Tabac et bois de Santal aux accords raffinés.cette pluie, arrachant nerveusement l’emballage soigné. Un parfum que beaucoup aurait trouver capiteux, moi je l’aime pour sa présence sans concession. Sans dire quoique se soit à cette pauvre vendeuse qui n’arrive rien à faire de moi, je lâche la carte bleu, stakato. Je resors sous Je pulvérise beaucoup trop, tout ce que je peux, ici là, seul dans la nuit, au coin d’une rue. Alors tout s’arrête et je respire pleienement la fragrance. Je venais d’être quitté pourtant maitenant j’ai l’impression que l’on m’accompagne.
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