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Un patchwork de ce qu'il me plait, le chemin de ma toile. Je lis, je lie...
Un titre très bizarre, qui frise le ridicule, mais plus je l’écoute, plus je l’aime pour cette actrice que je trouve si magnétique...
J’adore le passage, où elle crie. Peuchère, c’est qu’elle a des soucis....
Je n’en peux plus d’écouter ce titre si bien écrit, si bien pensé.
Merci Biolay !
Moi la nuit je repense au soleil
Et je rêve de cures de sommeil
Tous ces charmes semblent trop pareils
Vus de là-haut
Oui, la nuit je passe sous les murailles
Et j’entends le vent des Cornouailles
Et pourtant je la suis vaille que vaille
L’aurais-je dans la peau ?
Car la nuit je mange
Une fille aux cheveux oranges
Qui me dit "T’es beau"
Moi, moi, moi, moi je ne la crois pas trop
Visage pâle et nom d’animal
Moi la nuit je repense au soleil
Et je vide toutes les bouteilles
Je détruis les chambres des hôtels
Là-haut, là-haut
Oui la nuit je longe les falaises
Je voyage au gré de mes malaises
Et je nage dans un champ de fraise
L’aurais-je dans la peau..
Car la nuit je mange
Une fille aux cheveux oranges
Qui me dit "T’es beau"
Moi, moi, moi, moi je ne la crois pas trop
Visage pâle et nom d’animal
Moi la nuit je repense au soleil
Comme un disque, un disque qui se raye
Je m’enfuis par monts, vaux et merveilles
Là-haut, là-haut
Puisque tournent sa langue et la mienne
Et que tournent ma langue et la sienne
Chaque jour d’une longue, d’une longue semaine
L’aurais-je dans la peau
Car la nuit je mange
Une fille aux cheveux oranges
Qui me dit "T’es beau"
Moi, moi, moi, moi je ne la crois pas trop
Visage pâle et nom d’animal
Parce qu’un Daho en plein été, c’est bon. Simplement.
A écouter pour ses textes, Arnaud Fleurent-Didier. La reproduction, un album que doit kiffer toute l’intelligencia France Inter-télérama-LesIrocks.
Une créa pour Christie, et sa belle et douce variété. Un artiste qui a croisé ma route culturienne sans l’avoir jamais trop connu.
For you man !
Excellent texte de Benjamin Biolay de son dernier lumineux album :La superbe !
-"Il faut qu’on se revoie
Tu sais depuis Mardi j’ai beaucoup pensé a toi
Je suis joignable au 06 06 06 06 ,
Et le soir chez moi."
"J’ai passé une nuit délicieuse
Même si j’ai un peu la migraine
Tu es belle quand t’es odieuse
Je te dis à dans une semaine."
"Je rêve de ton corps,
Je rêve de ta bouche
Je te veux près de moi
Je veux que tu me touches.
Je rêve de ta peau et de tes mains
Je ne pense qu’à toi
Je bosse plus je fous rien."
"Mon amour tu dormais si bien que j’ai pas osé te réveiller.
J’travaille jusqu’à 7h20, si tu veux après on peut s’appeler.
J’sais pas ce que tu fais ce soir, moi j’ai rien de prévu
Si t’as du travail j’te dis à plus tard et j’embrasse ton cul."
"Je suis à toi
Je te veux, je pense à nous.
Tu es mon homme, tu es mon idéal
Je te désire tout le temps, partout
Tu es mon grand projet
Je te suivrai n’ importe où."
"Parce que je t’aime
Parce que tu m’rends heureux
Parce que des fleurs dans une cuisine c’est joli.
J’t’embrasse encore, encore
Voilà aussi."
"Mon amour demain matin rejoins-moi à l’aéroport
Orly, terminal 2 neuf heure et demi,
Ne pose pas de questions, prend juste ton passeport
Je t’aime, je t’aime, bonne nuit."
"Chérie, y’a des trucs à manger dans le frigo
J’vais rentrer tard sans doute après le dernier métro
Tu vas pouvoir enfin te faire une soirée tranquille..."
"Je T" apostrophe, (et là, y’a un cœur dessiné au stylo bille.)
"Je suis enceinte"...
"Mon amour ta mère à téléphoné tout à l’heure,
Je crois qu’elle n’a pas encore osé prévenir ta sœur
Ton père a refait une attaque cette nuit
Je t’aime, appelle-moi, je pense à toi, je pense à lui."
"Hier soir j’ai oublié de te parler d’un truc important.
Est-ce que tu peux m’appeler dès que tu te réveilles à n’importe quel moment ? (Ouvrez la parenthèse) : important mais pas grave, (fermez la parenthèse).
Je t’embrasse."
"Mon amour, ne m’attend pas ce soir
J’ai pas mal de boulot et je risque de rentrer tard
Je crois qu’il doit rester une demi pizza quelque part
Mais vérifie la date sur la boite.
"N’oublie pas qu’on dîne chez ma sœur
Si tu peux t’occuper du vin tu serais un cœur
Car je risque d’être ric- rac"
(Un peu plus loin)... "j’te redonne l’adresse et les codes
59 boulevard Menilmontant code d’entrée AB 1981"
"La voisine à laissé un mot sur le pallier
Le chat a gueulé toute la nuit dans l’escalier
S’il te plait en sortant tu descendras la poubelle
Et pense à rappeler ta mère qui me harcèle"
"Le mec du câble passe entre 7h15 et 9h15
Tache d’être réveillée"
(En plus gros, d’une langue différente, un truc qui n’a aucun rapport, style numéro de passeport.)
"A payer, Edf, Orange, abonnement Canal
Plus le cadeau commun pour mon frère le weekend prochain
J’trouve plus le chéquier c’est toi qui l’a non ?
Si oui met-le en évidence dans le salon ."
"La réunion est a 19h30 précise à l’école (le "précise" est souligné).
F . a encore appelé, il m’a parlé d’un chalet
je n’ai pas compris, enfin ...tu dois mieux savoir que moi !
A plus. (Le plus est une croix.)
"Cassez 3 œufs
Ajoutez un demi-litre de lait, incorporez 100gramme de farine progressivement
Ajoutez d’un seul coup 50grammes de matière grasse
Tu mets moitié beurre moitié margarine et tu mélanges."
+ de paroles
"Code réservation : qwxxcj
Mot de passe : Casablanca
Départ Orly 9h47, retour le 23 a 7h15
Arrivée Paris 11h03 Charles De Gaulle terminal 3."
"Une baguette, crevettes, 3 avocats, sopalin
Tampons normaux, produit vaisselle
Lait demi écrémé bio, 6 oeufs bio
Sacs poubelle 50 litres."
(D’une écriture différente du papier à entête)
"Efexor 75 mp 1 gélule 3 fois par jour
Après the lame zéro 50 fg et 6 prises par jour maximum"
(Puis une signature informe suivi d’un caducé)
"J’te rappelle que tu as un fils qui va à l’école tous les matins
Et qui aimerait bien prendre le petit déjeuner avec son père de temps en temps,
Salut."
"La visite est à 16h y a encore plein de trucs à toi dans le bureau du fond
Tu veux sans doute les récupérer
Appelle-moi, mon nouveau numéro : 06 62 73 49 63 ."
Une chanson qui a tourné toute la soirée en boucle... L’occasion de fêter les 10 ans de cet abum si classe qui tient une place toute particulière...
Air
Moon Safari (1998)
All I Need
All I need is a little time,
To get behind this sun and cast my weight,
All I need is a peace of this mind,
Then I can celebrate.
All in all there’s something to give,
All in all there’s something to do,
All in all there’s something to live,
With you ...
All I need is a little sign,
To get behind this sun and cast this weight of mine,
All I need is the place to find,
And there I’ll celebrate.
All in all there’s something to give,
All in all there’s something to do,
All in all there’s something to live,
With you ...
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Air
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Moon Safari
Ce titre a longtemps dans mon minidisc de l’époque. Une belle bonne mélodie, la voix si pure de Erykah Badu, un flow si fluide des Roots, et des rythmes surtout à la fin qui font s’envoler la chanson vers d’autres cieux. Enjoy !
On pense aussi aux Spooks, à Lauryn Hill ou autre Estelle, un groove mélodique et mesuré, superbes titres d’un R’n’B 3 étoiles, très loin des autres commerciaux, clips aux bimbos, style genre fluos.
Encore un texte de Juliette qui m’a bien plu sur Mutatis Mutandis. Je vous laisse la découvriren parole : le congrès des chérubins :
Merci à Yannick pour cette belle découverte pendant le trajet qui nous menait à Gugg’ l’an dernier !
Dans une chapelle florentine
Une fois l’an, vers la mi-nuit
On entend rumeur clandestine
Un drôle de charivari
Blabla, froufrous, éclats de rire
Comme une volière en délire
Approchez-vous et voyez ces bambins
Le cheveu frisé et le regard mutin
Malins et coquins chérubins
Petits angelots bien fessus
Enfants jésus ronds et mafflus
Sortis des tableaux, des jardins ou du ciel
Venus par milliers et à tire d’ailes
Assister à leur congrès annuel !
REFRAIN :
C’est nous les petis puttini
Fesses à l’air et joues rebondies
En peinture, en lavis, en marbre d’Italie
Fanfarons, frippons, trublions,
Tétons mignons, bedons trognons,
Chantons le gai rigaudon,
La chanson des gros cupidons
Fesses à l’air et joues rebondies,
C’est nous les petis puttini !
Mais voici l’heure des doléances,
Pour se plaindre chacun s’avance,
Un marmouset à belle bedaines
Dit : "Je suis l’ange d’une fontaine,
Je suis de ceux pour qui la tâche est lourde,
Portant une vasque de quatre fois mon poids,
L’eau coule sur mes yeux, inonde mes esgourdes,
Et je viens tel que vous me voyez là,
D’un pays où les hivers sont froids"
"Te plainds pas, dit un autre, on se gèle à Paris,
Regardez mon teint, je suis noir comme la suie,
J’attends en vain qu’on restaure mon balcon,
J’ai de l’asthme à cause de la pollution,
Et je sers de perchoir aux pigeons !"
REFRAIN
"Nous sommes trois anges musiciens,
Portant trompettes et tambourins,
Dans une cathédrale austère,
On est condamnés à se taire
Alors qu’on aime bien les gais refrains,
Chansons à boire ou couplets de carabons,
Nous voilà tous trois silencieux et moroses,
Et pour ainsi dire au bord de la névrose,
Déprimés par les chants grégoriens"
"Una ngelot dit :" Moi je joue du luth,
Et je dois vous dire que j’aime pas trop ça !"
Un autre répond :"t’aurais pu jouer de la flûte,
Et ça, mon ami, ça fait du dégat,
Ca détruit l’oreille et l’occiput,
t’es la preuve !"
REFRAIN
hum, hum...pardon...excusez-moi...désolé
"Vas-y, dis-leur, toi !"
"On voudrait pas jouer les vedettes
Vu qu’on est qu’un détail dans un coin
Mais le tableau qui nous abrite est chouette,
Et il est célèbre, le gars qui l’a peint (lapin !)
Le regarda dorable, tourné vers les Cieux,
La main sur la joue, ou les bras croisés,
Monsieur Raphael, on s’emmerde un peu,
Et pour nos portraits vendus dans le monde entier,
On n’a pas touché un caramel"
"Pas une cacahuète"
"Ah ça vous me faites rigoler,
dit un blondinet un peu pataud,
moi qui suis sobre comme un chameau,
Qui ne saurait boire ni bière ni eau,
Je pisse toute la sainte journée, allez !"
Mais la fête est déjà finie
A l’année prochaine, mes amis.
Rangeons nos tympanons,
Saqueboutes et psaltérions,
Fanfarons, frippons, trublions,
Tétons mignons, bedons trognons,
Retrouvons nos maisons,
Nos musées, nos gazons
Fesses à l’ai et joues rebondies
A beintôt, petits puttini
"Eh, tu sais ce que c’est, toi, un "plénonamsme" ?"
"Un quoi ?"
"Un plé-o-na-msmse"
"Non...pourquoi ?"
"Eh ben c’est parce que Marcel il a dit dans la chanson comme ça tout à l’heure eh ben il parait, "petits puttini", c’est un pléonasmse !"
"Ah ?...ça veut dire qu’on est des "pléomanamses" alors ?"
"Tu crois ?"
"...non"
"Allez, on s’casse ?"
"Ouais ! salut !"
C’était en passant un stage à Paris, dans une prépa HEC pendant les vacances avec Nonjon. Une superbe semaine très difficile niveau cours, et puis de se retrouver dans le métro avec Lisa EKDHAL dans les oreilles, superbe !
Et alors oui, je redécouvre le visage de Diam’s par la force de ses textes. Je dois dire que la petite boulette manipule le verbe avec grace, et possède vraiment un talent d’écriture certain. Elle balance son flow d’un naturel extrême : revendicatrice, observatrice fine des médias, de nos sociétés "qui partent en couilles", de son succès de ses soeurs, de ses histoires amoureuses... Sensible et sensé Dian’s fait des choses, lève la tête, te fais réagir et bouger dans le jsute et le vrai. Un vrai beau moment que j’ai passé hier , en redécouvrant son album dans sa voiture, ses textes parfaits son tempo et sa pêche de ouf !
Attention, le prochain clip de l’artiste : Ma france à moi sort le 10 janvier. Très beau single avec des paroles fortes et chocs, parfaits pour rentrer dans les éléctions pésidentielles. Dans le clip du nouveau titre, on pourra y retrouver le formidable acteur de la confusion des genres Pascal Gregory.
Voir les premières images sur le Blog de Diam’s.
Et puis Emily Loizeau était sur le prix constantin. Je ne l’écoutais d’une oreille. Enfin, m’est apparu ce clip hier à 1h30. Complétement charmé par la mis, je la passe en boucle ce matin.
Emily Loizeau
À l’autre bout du monde
On dit qu’il y fait toujours beau
C’est là que migrent les oiseaux
On dit ça
De l’autre bout du monde
J’avance seule dans le brouillard
C’est décidé ça y est, je pars
Je m’en vais
À l’autre bout du monde
L’autre bout du monde x2
J’arrive sur les berges d’une rivière
Une voix m’appelle puis se perd
C’est ta voix
À l’autre bout du monde
Ta voix qui me dit mon trésor
Tout ce temps, je n’étais pas mort
Je vivais
À l’autre bout du monde
L’autre bout du monde x2
Sur la rivière il pleut de l’or
Entre mes bras je serre ton corps
Tu es là
À l’autre bout du monde
Je te rejoins quand je m’endors
Mais je veux te revoir encore
Où est il
L’autre bout du monde ?
L’autre bout du monde x3
Site officiel d’Emily Loizeau
Voilà ce matin encore, je me lève sans trop savoir pourquoi. Une chose de sûr, j’aimerais bien rester dans ce demi sommeil, et ne rien faire toute la journée. Vraiment je desteste ces moments de paralysie matinale où on sait déjà que ca part mal. Trop de mal à se lever, la flème de se faire à manger, attendre la dernière minute pour y aller. Se dire qu’on ne va pas chômer aujourd’hui, de l’action, oui, ca pourrait me sauver.
Dans la voiture, je mets mon MP3. James BLUNT chante encore No bravery. J’adore, je ne sais pas il y a dans ces mots une mélancolie et fatalisme ecorché qui me prend aux trippes. Cette bande son accompagne un trajet où les arbres sont crystalisés dans le gel d’hivers. Somptueux. Cette mélodie me donne un peu de courage dans cette période difficilement festive.
JAMES BLUNT LYRICS
"No Bravery"
There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
Tears drying on their face.
He has been here.
Brothers lie in shallow graves.
Fathers lost without a trace.
A nation blind to their disgrace,
Since he’s been here.
And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.
Houses burnt beyond repair.
The smell of death is in the air.
A woman weeping in despair says,
He has been here.
Tracer lighting up the sky.
It’s another families’ turn to die.
A child afraid to even cry out says,
He has been here.
And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.
There are children standing here,
Arms outstretched into the sky,
But no one asks the question why,
He has been here.
Old men kneel to accept their fate.
Wives and daughters cut and raped.
A generation drenched in hate.
Says, he has been here.
And I see no bravery,
No bravery in your eyes anymore.
Only sadness.
En ce moment tourne sur mon lecteur, des morceaux comme ceux de DJ shadow, Charlene, ou encore bjork. Maintenant, je vais y rajouter aujourd’hui un OVNI. Le single de Nolwenn Leroy : Mon ange. Je l’ai entendu par hasard sur Europe1 la semaine dernière : la mélodie m’a de suite accrochée. C’est bien la 1iere fois que je suis sensible à cette "artiste" (starac’ quand même). J’adore ce titre. La vidéo passe sur M6 : foretement inspirée de la leçon de piano, mais qui n’atteint pas son souffe. Faut pas pousser non
Voilà les paroles :
J’ai la gorge nouée
Une porte à pousser
Tu ne dois rien savoir
De mon émoi
C’ est un jour de soleil
Mais tout est triste en moi
Et je me suis juré
D’ être forte pour toi
Et pourtant
Je crois, vraiment
Car, je sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas nous
Quitter mon ange
Mais comment oser te toucher
J’ ai si peur de voir
Mes mains trembler
Je m’assois sur ton lit
Dans toutes ces vagues de plis
Où tu pourrais te noyer
Pour une éternité
Je vais dire des bêtises,
Te raconter mon château,
Parler devient ma hantise,
Et s’ il me manquait des mots ?
Pourtant je crois, vraiment
Qu’ il faudrait si peu de choses
Pour que je craque et
Que je me montre
Vulnérable enfin
Et si j’étais trop lâche
Pour voir la vérité
Et l’ accepter avec courage
Comme toi tu le fais
Car, je sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas tout
Quitter mon ange
Et si loin de moi t’ envoler...
Je le sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas nous
Quitter mon ange
Mais comment oser te toucher
J’ ai si peur de voir
Mes mains... trembler
Paroles et Musique : J. Hartman, M. Karlegard, A. Karlegard 2006 "Histoire Naturelle"
Une de mes découvertes des vacances. Dans la voiture, sur le chemin du retour on a passé en boucle l’album Mutatis Mutandis de Juliette. Ses chansons sont incroyables d’inventions. A chaque titre, ses histoires m’ont enchanté par la qualités de leur écriture, leur humour et leur interprétation si expressives.
Ma chanson favorie : Le congrès des chérubins, l’idée géniale du congrès de tous ces petits anges aux fesses à l’air et aux joues rebondies qui habitent ca et là les monuments religieux. Voyez la qualité du texte :
Paroles de Le Congrès Des Cherubins
Dans une chapelle florentine,
Une fois l’an vers la minuit
On entend rumeur clandestine
Un drôle de charivari
Blabla, froufrou, éclats de rires
Comme une volière en délire
Approchez-vous et voyez ces bambins
Le cheveux frisé et le regard mutin
Malins et coquins chérubins
Petits angelots bien fessus
Enfant Jésus ronds et mafflus
Sortis desx tableaux,
Des jardins hauts du ciel
Venus par milliers et à tire d’aile
Assister à leur congrès annuel
Refrain : C’est nous les petits puttini
Fesse à l’air et joues rebondies
En peinture, en larvis
En marbre d’Italie
Fanfarons frippons, trublions
Tétons, mignons, bedons trognons
Chantons le gai rigodon
La chanson des gros cupidons
Fesse à l’air et joues rebondies
C’est nous les petits puttini
Mais voici l’heure des doléances
Pour se plaindre chacun s’avance
Un marmouset à belle bedaine
Dit : "Je suis l’ange d’une fontaine
Je suis de ceux pour qui la tache est lourde
Portant une vasque de quatre fois mon poids
L’eau coule sur mes yeux, inonde mes esgourdes
Et je viens tel que vous me voyez là
D’un pays où les hivers sont froids"
"Te plains pas, dit un autre, on se gèle à Paris
Regardez mon teint, je suis noir comme la suie
J’attends en vain qu’on restaure mon balcon
J’ai de l’asthme à cause de la pollution
Et je sers de perchoir aux pigeons"
Refrain
"Nous sommes trois anges musiciens
Portant trompettes et tambourins
Dans une cathédrale austère
On est condamné à se taire
Alors qu’on aime bien les gais refrains
Chansons à boire, couplets de carabins
Nous voilà tous trois, silencieux et moroses
Et pour ainsi dire, au bord de la névrose
Déprimés par les chants grégoriens"
Un angelot dit : " Moi je joue du luth
Et je dois vous dire que je n’aime pas trop ça"
Un autre répond : "T’aurais pu jouer de la flûte
Et ça mon ami ça fait du dégat
Ca détruit l’oreille et l’occiput
Té la preuve"
Refrain
"On voudrait pas jouer les vedettes
Vu qu’on n’est qu’un détail dans un coin
Mais le tableau qui nous abrite est chouette
Et il est célèbre le gars qui l’a peint
Le regard adorable, tourné vers les cieux
La main sur la joue ou les bras croisés
Monsieur Raphaël on s’emmerde un peu
Et pour nos portrait vendus dans le monde entier
On n’a pas touché un caramel
Pas une cacahuète"
"Ah ça, vous me faite rigoler,
Dit un blondinet un peu pataud
Moi qui suis sobre comme un chameau
Qui ne saurais boire, ni bière ni eau
Je pisse toute la sainte journée"
Mais la fête est déjà finie
A l’année prochaine mes amis
Rangeons nos tympanons
Sacboute et psaltérions
Fanfarons frippons, trublions
Tétons, mignons, bedons trognons
Retrouvons nos maisons
Nos musées, nos gazons
Fesse à l’air et joues rebondies
A bientôt, petits puttini
Dernier album de Jacno au design new egyptien. Un beau cadeau d’abonné de mon mag préf ! Tant de temps à attendre...
J’adore cette chanson, oui j’avoue. Mais, de toute façon, ca gueule, et ca j’aime ! Je me surprends à la chanter à fond dans ma voiture, le pied !
Et puis, le texte est assez soigné, on dirait trop une pub pour une nouvelle huile d’olive de toscane.
J’ai dans le cœur, quelque part,
De la mélancolie,
Mélange de sang barbare
Et de vin d’ltalie,
Un mariage à la campagne
Tiré par deux chevaux,
Un sentier dans la montagne
Pour aller puiser l’eau.
J’ai au fond de ma mémoire
Des lumières d’autrefois
Qu’une très vieille femme en noir
Illuminait pour moi,
Une maison toute en pierres
Que la mer a rongée
Au-dessus d’un cimetière
Où les croix sont penchées.
Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J’y reviens...
J’ai dans la voix, certains soirs,
Quelque chose qui crie,
Mélange d’un chant barbare
Et d’un ciel d’ltalie,
Des colères monumentales
Que les vents m’ont soufflées,
Des discours interminables
Après le déjeuner.
Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J’y reviens...
J’ai quelque part dans le cœur
De la mélancolie,
L’envie de remettre à l’heure
Les horloges de ma vie,
Un sentier dans la montagne
Quand j’aurai besoin d’eau,
Un jardin dans la campagne
Pour mes jours de repos,
Une maison toute en pierres
Que la mer a rongée
Au-dessus d’un cimetière
Où mon père est couché.
Je viens du sud
Et par tous les chemins,
J’y reviens...
Et par tous les chemins,
J’y reviens...
Paroles : Michel Sardou, Pierre Delanoë.
Ready Or Not, Here I Come, You Can’t Hide
Gonna Find You and Take it Slowly
Ready Or Not, Here I Come, You Can’t Hide
Gonna Find You and Make you want me.
Now that I escape, sleepwalker awake
Those who could relate know the world ain’t cake
Jail bars ain’t golden gates
Those who fake, they break,
When they meet their 400 pound mate
If I could rule the world
Everyone would have a gun in the ghetto of course
When giddyupin’ on their horse
I Kick a rhyme drinkin’ moonshine
I pour a sip on the concrete, for the deceased
But no don’t weep, Wyclef’s in a state of sleep
Thinkin’ ’bout the robbery that I did last week.
Money in the bag, banker looked like a drag
I want to play with pelicans from here to Baghdad
Gun blast, think fast, I think I’m hit
My girl pinched my hips to see if I still exist.
I think not, I’ll send a letter to my friends,
A born again hooligan only to be king again.
I play my enemies like a game of chess, where I rest,
No stress
If you don’t smoke sess, lest.
I must confess, my destiny’s manifest
In some Goretex and sweats I make treks like I’m homeless
Rap orgies with Porgy and Bess,
Capture your bounty like Elliot Ness, YES
Bless you if you represent the Fu
But I’ll hex you with some witch’s brew if you’re Doo Doo
Voo Doo,
I can do what you do, easy, BELIEVE ME
Frontin’ niggas give me hee-bee-gee-bees
So while you’re imitating Al Capone
I’ll be Nina Simone
And defacating on your microphone.
Ready Or Not, Here I Come, You Can’t Hide
Gonna Find You and Take it Slowly
Ready Or Not Lyrics
by Fugees
"Pâle septembre, qu’il est loin le ciel sans cendres..."
L’abum le fil de Camille m’obsède en ce moment et surtout cette chanson. Camille resonne et parle en moi. Je ne suis que victime de ses chuchotements de mots, de ces murmures d’âmes...
camille-lefil.com/
JÓGA
All these accidents that happen follow the dot coincidence makes sense only with you you don’t have to speak - I feel
Emotional landscapes they puzzle me then the riddle gets solved and you push me up to this :
State of emergency : how beautiful to be state of emergency : is where I want to be
All that no-one sees you see what’s inside of me every nerve that hurts you heal deep inside of me you don’t have to speak - I feel
Emotional landscapes they puzzle me then the riddle gets solved and you push me up to this :
State of emergency : how beautiful to be state of emergency : is where I want to be EXTRA VERSE
When I’ve lost my cards, you deal me another hand even when I sleep, you’re real on your way to me you don’t have to speak - I feel
This strengh I get from you I rest my head in your hands but when I leave, I leave you only to : give out to the others, this :
State of emergency... SONG INFO
"I was doing a lot of experimenting with beats trying to make them sound volcanic. With this song, I really had a sort of National Anthem in mind. Not the National Anthem but certain classic Icelandic songs - very romantic, very proud."
Jóga was written by Björk. It was produced by her and Mark Bell at the El Cortijo studios in Spain. The lyrics for it were written by Björk’s long-term collaborator Sjón. Jóga became the first single from her third studio album ’Homogenic’. The video was shot on location in Iceland by the French videodirector Michel Gondry, using a 16mm handheld camera, and it was subsequently digitally processed into luscious computer-animated landscapes, alive and moving in synkronization with the beats of the song.
The extra verse was never performed anywhere, only featured in the documentary of the recording of Vespertine known as "The Southbank Show". bjork.com
Oui, dans le "the endless string", c’et bien le morceau de bjork, celui de début, où elle y chante dans les toilettes : there’s more to life than this !... Belle reprise dtring de Mich Gerber.
THERE’S MORE TO LIFE THAN THIS
Come on girl !
let’s sneak out of this party
it’s getting boring
there’s more to life than this !
It’s still early morning
we could go down to the harbour
and jump between the boats
and see the sun come up
We could nick a boat
and sneak off to this island
I could bring my little ghettoblaster
there’s more to life than this !
But then we’d have to rush back to the town’s best baker to get the first bread of the morning there’s more to life than this !
Tellement, je l’aime cette chanson qu’elle sera à coup sûr dans mes écrits, intervenante...
EXIT MUSIC - FOR A FILM (MUSIQUE DE FIN - POUR UN FILM) radiohead ok computer (1997)
Réveille-toi de ton sommeil Et sèche toutes tes larmes Aujourd’hui, on s’échappe On s’échappe
Fait tes valises et habille toi Avant que ton père nous entende Avant que tous les enfers ne s’échappent
Respire, continue de respirer Garde ton sang-froid Respire, continue de respirer Je ne peux pas faire ça tout seul
Chante nous une chanson Une chanson qui nous tienne chaud Il fait si froid Si froid
Tu peux rire D’un rire mou Nous espérons que vos règles et votre sagesse Vous étouffent Maintenant, nous ne sommes qu’un Dans une paix éternelle
Nous espérons que ça vous étouffe Que ça vous étouffe Nous espérons que ça vous étouffe Que ça vous étouffe Nous espérons que ça vous étouffe Que ça vous étouffe
Fixette du moment, bravo au parolier.
Tell’ment de gens veulent Tell’ment être aimés Pour se donner peuvent Tout abandonner Tellement d’erreurs qu’on pourrait s’éviter Si l’on savait juste un peu patienter
Donne-moi le temps D’apprendre ce qu’il faut apprende Donne-moi le temps D’avancer comme je le ressens Y’a pas d’amour au hasard Ou qui arrive trop tard J’appendrai le temps d’attendre
Tellement de rêve qui se trouvent gâchés A vivre tout, juste pour s’évader Est ce que nos peurs valent A ce point la peine Pour exiger aussi peu de nous même ?
Tu auras le temps De prendre ce que tu veux prendre Tu auras le temps de nous faire avancer ensemble Tant de gens se cherchent Se désirent, se suivent et se perdent Donnons nous la peine De se découvrir, se connaître Je ne laisserai pas l’amour au hasard Ni qu’il soit trop tard Si la patiente s’apprend J’apprendrai ce qu’est attendre Je prends le temps Pour que tu m’attendes Le temps Pour toi
Pierre Lorrain / So
Comme Delerme, je suis souvent sorti cette semaine, "de chez toi avec les même habits qu’hier".
Des nuits pas comme les autres où tout devient si simple, si juste...
à travers la plus chaleureuse chaîne d’amitié ton amour m’a été envoyé je ne sais pas que faire avec ou bien où le mettre
Je suis au bord des larmes je suis si près simplement de t’appeler et simplement de te proposer
nous allons dans cette endroit caché
maintenant, j’ai été légerement timide mais je peux renifler une pincée d’espoir pour avoir presque permis une fois à mes doigts de caresser les doigts que j’avais pour toucher mais prudemment prudemment
ici se trouve ma passion cachée ici se trouve mon amour je le cacherai sous une couverture le berçant jusqu’à ce qu’il s’endorme
je le garderai dans un endroit caché
il est le plus beau le plus fragile toujours fort sombre et divin et le plus petit de ses mouvements le cache lui même
il invente un charme qui le rend invisible cache dans les cheveux
puis-je me cacher ici aussi ? cacher dans ses cheveux chercher le sanctuaire du réconfort
dans cet endroit caché
Björk, Vespertine
Soirée de samedi à l’ambassade, corps endiablés mais présoirée chez nous. Julie était là, en guest star qui m’a enregistré dans mon karaoké. Pendant que moi, assis concentré dans le fauteille beige, je chantais Jean louis Aubert. Pendant que moi, je découvrais le texte, le verbe de ce songwritter délicat.
Moments, une des chanson dont je me suis fait le plasir de chanter. Plutôt d’interpréter tellement ces mots m’inspirent.
“Eh viens par ici Une question que je me pose
Pourquoi le temps semble faire une pause
Regarde, regarde, sens
C’est ça la vie
C’est beau la terre
Regarde, regarde, Fleur éternelle
C’est ça la vie
C’est là et puis
Où vont ces moments
Quand ils nous échappent
Quand la vie dérape
Où vont ces moments
Vers quels autres gens
Dans quel autre temps”
Jean louis Aubert.
Où tu-es ?... Où tu te caches ?... J’irais te retrouver.
Tandis que rien ne change, t’es toujours là mon ange.
Jean Louis Aubert.
State of emergency : how beautiful to be
state of emergency : is where I want to be...
JÓGA by Björk.
L’article « Être fan de baseball tue » de hoedic m’a rappelé Brigitte gueulant ces maximes sur l’Europe du dernier Noir Désir. Extrait :
La vérole sur vos gueules
Je répète :
la vérole sur vos gueules
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ne sont plus entendus au banquet des banquiers
Une fois
La marmite de l’ermite est remplie de rubis
Je répète :
la marmite de l’ermite est remplie de rubis
La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses
Deux fois
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient
Deux fois
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient
Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine des fromages
Tryphon Tournesol est un zouave
Six fois
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire
Deux fois
Il pleut des cordes sur la Concorde
Il pleut des cordes sur la Concorde
Les petites filles modèles sont les élues de l’Europe
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l’Europe
Merde à la sûreté
Deux fois
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose
Paix en Suisse
Je répète :
paix en Suisse
Les noces de sang incendient l’horizon
Deux fois
Le rimel de l’Europe coule sur les plastrons
Deux fois
La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant
L’Europe est une petite déesse mortelle
Deux fois
L’enfance de l’art est un lever de soleil
Je répète :
l’enfance de l’art est un lever de soleil
Nous travaillons actuellement pour l’Europe...
Ce matin dans Tam Tam une fée : Keren Ann. Une nymphe qui chuchote un air.
Pour moi, celui là :
Quelque soit l’ivresse
Qu’importe le flacon
Le temps qui reste
Est de moins en moins long
La vie nous dresse
La corde et les chaussons
Mais rien ne presse
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d’anormal
Quelque soit l’ivresse
Qu’importe le détour
Si tu m’embrasses
En oubliant qu’autour
Le vie nous trace
Le chemin, le parcours
Trois fois hélas
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d’anormal
Quelque soit la thèse
Qu’importe le discours
Les gens se taisent
Tout en haut des tours
La vie nous baise
Au nom du grand amour
Ne nous déplaise
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d’anormal
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Je l’ai écouté ce matin, tôt, en allant au boulot.
Puis, une foule de souvenirs sont revenus à moi. Des moments inoubliables d’un séjour à Madrid avec Véro Audry et Yo. Plein de choses sont à jamais gravées dans cette chanson. Bonheur doux et paisible, joie et légèreté de ma vie espagnole...
« Tu demandais hier ; mon avis sur le bonheur ; l’air de rien voilà que tu t’inquiètes ; la paix te ferait donc peur ; je l’attise cet amour ; les brindillent volètent tu n’y vois que du feu ; c’est sa vie secrète pourtant...pourtant...pourtant les mots sont, les mots font, le mots disent les mots coulent, les mots roulent sur un fil moi, je laisse ces microbes, ces missiles aux bavards, aux poètes si possible oh...comme je t’aime quand tu t’expliques c’est drôle mais... j’ai rangé les modes et les recettes incendié la boîte, mon coeur de ce petit sacrifice me reste un vertige, une chaleur je l’attise cet amour les brindilles volètent tu n’y vois que tu feu c’est sa vie secrète pourtant...pourtant...pourtant tu sais, tu me demandais hier ma vision du bonheur eh bien, chaque jour elle est plus nette il ne nous fera plus peur je l’attise cet amour les brindilles volètent tu n’y vois que du feu c’est sa vision secrète pourtant...pourtant...pourtant. »
Vanessa Paradis, Bliss.
Voici le texte qui m’a fait pleuré hier...
Profond profond jusqu’aux enfers ;
nous nous mêlons rivière et mer ;
fondus comme l’argent et l’or ;
je t’adore dedans dehors
tu es mon bourreau ma victime ;
nuit de noce maison du crime ;
tu es mon terrible tyran ;
et mon naïf petit enfant
nous avons connu des merveilles ;
des dragons et des nuits de veille ;
nous avons connu mille morts ;
et résurrections à l’aurore
dans ta chair compacte et si bonne ;
au chaud parfum de cardamome ;
je me blottis et je frissonne ;
comme un chat trouvé qui ronronne
je ne sais pas pourquoi tu m’aimes ;
et pourquoi moi la milliardième ;
ce qu’il y a de moi à toi ;
quel trésor tu peux voir en moi
nous avons connu des merveilles ;
des dragons et des nuits de veille ;
nous avons connu mille morts ;
et résurrections à l’aurore
parfois j’oublie jusqu’à ton nom ;
tu es un meuble un bruit de fond ;
puis tu te dresses scintillant ;
vainqueur comme un soleil levant
souvent mon coeur pleure et se hait ;
pour tout le mal que je t’ai fait ;
puis je deviens sauvage et dure ;
au souvenir de mes tortures
nous avons connu des merveilles ;
des dragons et des nuits de veille ;
nous avons connu mille morts ;
et résurrections à l’aurore
quelquefois la fusion exquise ;
d’un frôlement comme une brise ;
est si forte que je pourrais ;
m’évanouir si je voulais
mais j’aime mieux goûter encore ;
tous les prodiges de ton corps ;
me noyer dans la griserie ;
qui fait que pour toujours je ris.
Texte de Britte Fontaine, Album : KékéLand.
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